Passacaglia et Fuga in c

BWV 582

 

Le Thème :

André Raison a utilisé ce thème (Communion du Xe Dimanche après la Pentecôte : Vous agréerez le sacrifice offert en toute justice, les oblations et les holocaustes sur votre autel, Seigneur) dans le Kyrie de sa messe du deuziesme Ton, et dans la troisième intervention de l'orgue, la seule qui paraphrase le Christe, dans la tradition de l'alternance :

 

Kyrie (Orgue/Plein Jeu), Kyrie (Chanté), Kyrie (Orgue/Fugue)

Christe (Chanté), Christe (Orgue), Christe (Chanté)

Kyrie (Orgue), Kyrie (Chanté), Kyrie (Orgue/Grands Jeux)

 

La prolongation de ce thème par J.S.Bach, symbolise la descente du Christ sur la terre, comme la cellule récurrente du premier choral de l'Orgelbüchlein : Nun komm, der Heiden Heiland BWV 599 (Viens maintenant Sauveur des païens).

LA FORME :

 

C'est une forme en croix, typiquement baroque : au thème monodique, répond la fugue polyphonique. Aux variations 2,3,4, répondent les 21,20,19, et ainsi de suite.

 

 

Dans les variations 2 et 3 puis 20 et 21, l'oreille ne peut que s'attacher à la partie de pédale qui énonce le thème ; en effet il est impossible de retenir une mélodie dans le manuel, qui est traité en imitation sur des formules quasi identiques.

 

 

Dans les variations 4 et 19 nous remarquons un rythme en levée, caracteristique. Le demi soupir se remarque beaucoup ! Le motif de la variation 4 est similaire au versus VII de la partita sur O Gott, du fromer Gott BWV 767.

 

 

Dans les variations 5 et 18 c'est la cellule en anapeste et en mouvement conjoint qui s'impose. Ce motif n'est pas sans rappeler le Choral de l'Orgelbüchlein Wer nur den lieben gott läßt walten BWV 642

 

 

Dans les variations 6 et 17 se trouvent deux idées symbolisant la descente du Christ sur la terre : le mouvement disjoint en saut d'octave descendant, dans la Var.6 et la quasi citation du choral Nun komm der Heiden Heiland BWV 599 dans Var.17

Dans cette variation, le thème à la pédale se fond dans le motif disjoint. Comme dans la plupart des chorals de l'Orgelbüchlein, véritable dictionnaire des cellules musicales et du figuralisme musical de Johann Sebastian Bach, le motif est omniprésent dans toutes les voix d'accompagnement...

Ce qui frappe, c'est que ces motifs symbolisent véritablement l'idée force du cantique ; ici la descente comme dans le Praeludium e Fuga BWV 547 (Pour la fête de l'Epiphanie)

 

 

Dans les variations 7,8,9 et 16,15,14 on observe une symétrie entre le nombre de doubles croches superposées dans la première série (7,8 & 9) et le nombre de voix dans la seconde (16,15 & 14). Par ailleurs ces trois premières variations utilisent majoritairement le tétracorde ascendant dans la Var. 7, descendant dans la Var.8 et alternativement les deux dans la Var.9.

La comparaison entre ces trois variations (7, 8 & 9) et les partitas III & V de la Partita O Gott, du frommer Gott BWV 767 est édifiante. Tout est organisé autour du tétracorde ou de la broderie.

 

 

Dans les variations 10 et 13 ce sont les deux extrémités de la vie terrestre de Jésus : la naissance et la mort.

Olivier Messiæn a cité en exergue de Jésus accepte la souffrance - VIIe méditation de La Nativité du Seigneur

"Le Christ dit à son Père en entrant dans le monde . vous n'avez agréé ni holocauste, ni sacrifices pour le péché, mais vous m'avez formé un corps. Me voici !" (Hé X, 5-7). Dans le mystère de l’incarnation réside déjà le mystère de la Croix.

 

La variation 10 utilise le motif en saut de tierce caractéristique du Choral "Herr Christ, der einig’ Gottes Sohn" (Seigneur Jésus, fils unique de Dieu) BWV 601 du cycle de Noël de l’Orgelbüchlein, tandis que la variation 13 utilise le tétracorde et la guirlande de doubles croches entrelacées symbolisant à merveille les liens de la mort; "Christ lag in Todesbanden" (Christ gisait dans les liens de la mort) BWV 625.

 

 

Les Variations 11 et 12 se trouvent donc au centre symbolique de l’œuvre :

Le Croisement des voix entre, le thème à la pédale puis au soprano et la guirlande de doubles croches, d'abord en dessus puis en basse symbolise évidemment la personne du Christ. Notez que la guirlande, donc, est écrite en contrepoint renversable.

Il convient maintenant de donner du sens à ces observations en essayant de dégager les idées force des divers éléments cités dans cette Passacaille :

 

-1° Communion du Xe Dimanche après la Pentecôte :

Acceptabis sacrificium justitiae, oblationes et holocausta, super altare retuum, Domine

Vous agréerez le sacrifice offert en toute justice, les oblations et les holocaustes sur votre autel, Seigneur.

Ce texte de l'antienne de Communion du dixième dimanche après la Pentecôte est formé du dernier verset du psaume 50, le célèbre Miserere dans lequel David exprime son repentir après son crime. Le futur qui est employé ici montre qu'il y a une condition à cet agrément par Dieu de nos offrandes ; elle nous est donnée par un verset précédent du psaume précisant que le sacrifice qui plaît à Dieu c'est un esprit d'humilité et un cœur contrit. Ce sont les sentiments qui étaient déjà exprimés dans l'Introït et l'Offertoire de cette messe, et avec lesquels nous pouvons nous offrir et approcher de l'autel au moment de la communion.

-2° Nun komm der Heiden Heiland :

Nun komm, der Heiden Heiland, Der Jungfrauen Kind erkannt, Des sich wundert alle Welt, Gott solch Geburt ihm bestellt.

Maintenant viens, Sauveur des gentils, Connu comme l'enfant de la Vierge, Sur qui le monde entier s'étonne, Que Dieu ait décrété une telle naissance pour lui.

-3° O Gott, du frommer Gott :

O Gott, du frommer Gott, Du Brunnquell guter Gaben, Ohn' den nichts ist, was ist, Von dem wir alles haben.

Seigneur, Dieu juste et bon, l'auteur de toutes choses la source de nos biens et la première cause.

-3° O Gott, du frommer Gott:

 

1.
O Gott, du frommer Gott, Du Brunnquell guter Gaben,
Ohn’ den nichts ist, was ist, Von dem wir alles haben:
Gesunden Leib gib mir, Und daß in solchem Leib
Ein’ unverletzte Seel’ Und rem Gewissen bleib’

 

2.
Gib, daß ich tu’ mit Fleiß, Was mir zu tun gebühret,
Wozu mich dein Befehl In meinem Stande flihret!
Gib, daß ich’s tue bald, Zu der Zeit, da ich soll,
Und wenn ich’s tu’, so gib, Daß es gerate wohl!

 

3.
Hilf, daß ich rede stets, Womit ich kann bestehen,
Laß kein unnützes Wort Aus meinem Munde gehen;
Und wenn in meinem Amt Ich reden soll und muß,
So gib den Worten Kraft Und Nachdruck ohn’ Verdruß!

 

 

4.
Find’t sich Gefährlichkeit, So laß mich nicht verzagen;
Gib einen Heldenmut, Das Kreuz hilf selber tragen!
Gib, daß ich meinen Feind Mit Sanftmut überwind’
Und, wenn ich Rats bedarf, Auch guten Rat erfmd’!

 

5.
Laß mich mit jedermann In Fried’ und Freundschaft leben,
Soweit es christlich ist. Willst du mir etwas geben
An Reichtum, Gut und Geld, So gib auch dies dabei,
Daß von unrechtem Gut Nichts untermenget sei!

 

6.
Soll ich auf dieser Welt Mein Leben höher bringen,
Durch manchen sauem Tritt Hindurch ins Alter dringen,
So gib Geduld. Vor Sünd’ Und Schanden mich bewahr’,
Auf daß ich tragen mag Mit Ehren graues Haar!

 

7.
Laß mich an meinem End’ Auf Christi Tod abscheiden,
Die Seele nimm zu dir Hinauf zu deinen Freuden,
Dem Leib ein Räumlein gönn Bei seiner Eltern Grab,
Auf daß er seine Ruh’ An ihrer Seite hab’

 

8.
Wenn du an jenem Tag Die Toten wirst aufwecken,
So tu auch deine Hand Zu meinem Grab ausstrecken;
Laß hören deine Stimm’ Und meinen Leib weck auf
Und führ ihn schön verklärt Zum auserwählten Hauf!

 

D’après: O Gott, du frommer Gott,
De Johann Heermann (1585-1 64 7)1630

-3° O Gott, du frommer Gott:

 

1.
O Dieu, toi Dieu de Bonté sans lequel rien est de ce qui est
toi, source de bienfaits, toi qui nous a tout donné
Donne-moi un corps en bonne santé et que dans un tel corps
demeure une âme intègre et une conscience pure.

 

2.
Accorde-moi que je fasse avec zèle ce qui m’incombe de faire
Ce vers quoi ton ordre me guide dans ma condition.
Accorde que je fasse aussitôt au moment où il faut que je le fasse
et quand j e le fais, accorde que cela soit bien fait.

 

3.
Aide-moi afin queje dise constamment ce par quoi je puisse faire bonne figure:
fais que nulle parole inutile ne s’échappe de ma bouche
et dès-lors que dans ma fonction il me faut parler et que je le doive
Donne à mes mots force et insistance sans causer de désagréments.

 

4.
Si je rencontre des dangers, ne me laisse pas perdre courage,
donne-moi courage héroïque, aide-moi à porter moi-même la croix.
Accorde-moi de surmonter mon ennemi avec douceur
et quandj’ai besoin de conseil, trouve-moi bon conseil.

 

5.
Fais-moi vivre avec chacun en paix et en amitié,
dans la mesure où cela est chrétien. Si tu veux me donner
un tant soit peu de richesse, de bien et d’argent,
alors donne-le moi de sorte qu’il n’y ait là nul bien injuste.

 

6.
Si dans ce monde il me faut pousser ma vie plus loin,
par maint pas amer avancer loin dans l’âge,
donne-moi de la patience ; protège-moi du pêché et de l’opprobe,
afin que j e porte avec honneur toute ma grise chevelure.

 

7.
Laisse-moi à la fin de ma vie mourir selon la mort du Christ
prends mon âme, élève-la vers tes joies ;
accorde au corps un petit espace dans la tombe de ses parents,
afm qu’il puisse avoir quelque paix à leur côté.

 

8.
Lorsque tu réveilleras les morts ce jour-là,
étends aussi ta main vers ma tombe,
fais entendre ta voix et réveille mon corps et conduis-le
magnifiquement transfiguré vers la foule des élus.

 

Traduction Hartmut FINKE et Geneviève FINKE-LECAUDEY

Il y a un versus de plus dans l’œuvre de Bach, mais il est assez clair que les deux derniers correspondent parfaitement au texte. La Partita VIII, avec ses chromatismes douloureux, évoque la mort, tandis que le saut de quarte décidé de la IX sonne comme la résurrection.

 

Depuis le début nous avons vu que c’est l’idée d’acceptation qui prédomine. Tout d’abord, Dieu acceptera l’offrande de David (Ancien testament), puis c’est le Christ qui viendra pour accepter le sacrifice (Nouveau testament) et enfin c’est le chrétien qui demande à être guidé pour accepter de vivre en bon chrétien et dans l’obéissance des lois de Dieu et de sa volonté.

 

Il me semble que cette Passacaille est une illustration de la vie du Christ en musique comme les vitraux des Cathédrales représentent des passages de la Bible. Bach utilise avec une élégance rare un figuralisme musical déjà présent dans certaines de ces œuvres, évidemment intelligible pour celui qui connait les cantiques de l‘époque. Mais le plus impressionnant reste à venir...

 

***

 

Voici maintenant l’analyse de la fugue qui s’enchaine à la passacaille comme une ultime variation, et fait écho au thème monodique exposé au début, mais qui va maintenant prendre une direction tonale différente, avec des modulations, puis un véritable combat entre la vie et la mort vers la fin de l’œuvre.

La fugue est à 4 voix; elle est écrite en contrepoint triple, en voici les trois composantes :

  • le Sujet principal, constitué de la formule initiale de Raison, que l’on peut associer au Père, est accompagné de deux contre-sujets.
  • Le Premier contre sujet symbolise le Christ souffrant avec ses intervalles diminués,
  • le Second contre sujet, l’Esprit Saint avec ses doubles croches volubiles.

 

On peut la diviser en trois parties clairement distinctes + une péroraison

  1. L’exposition: Sujet / Réponse / Sujet / Réponse + un ultime Sujet (mesures 169 à 196 comprise) 28 mesures à 4 voix. (7X4).
  2. Une partie centrale à 3 voix, manualiter, avec l’exposition au relatif et sa réponse, suivis respectivement de deux épisodes (divertissements) 24 mesures à 3 voix (6X4).
  3. Retour de la pédale, sorte de ré-exposition Réponse puis Sujet avant que le discours ne se tende mesure 239 avec l’apparition d’une grande gamme ascendante accompagnée de l’inversus des “liens de la mort”. A partir de ce moment nous allons assister à une combat héroïque, jusqu’à l’exposition du Sujet à la sous-dominante (Fa mineur) tonalité emblématique de la plus grande affliction. Suit un épisode de tension très intense pendant lequel les liens de la mort semblent reprendre l’avantage (mesures 263 à 270), avant l’ultime exposition du Sujet au ton principal (mesure 271). L’ultime combat reprend de plus belle jusqu’à cette rupture 285, grand silence évocateur.

    Péroraison: enfin l’Ut majeur tant différé (12 minutes !) symbolisant la résurrection, mais la mort tente encore de retenir le Christ avec ces cellules descendantes (mesure 287), jusqu’à l’ultime sursaut vainqueur de la septième (Fa) au pédalier qui remonte au Sol! 64 + 8 = 72 mesures (18X4)

 

Sur la symbolique numérique, il y aurait beaucoup à dire ! Nous ne pouvons que conseiller au lecteur désireux de s’instruire sur le sujet, le remarquable ouvrage Bach et le Nombre de messieurs Kees Van Houten et Marinus Kasbergen (Mardaga 1995), qui ont compilé des exemples insoupçonnés dans ce domaine.

 

Avant d’aller plus loin, quelques repères numérologiques, “connus de tous”, en tous cas très répandus à cette période : Extrait de l'Article de Jacques Chazot disponible sur le net: http://christophe.chazot.pagesperso-orange.fr/nombres.htm

 

3 est la marque du surnaturel, du céleste: la sainte famille, la sainte trinité, la résurrection le troisième jour.

4 est le chiffre de la Terre : les quatre points cardinaux, les quatre coins de la terre (supposée carrée, à l’époque), les quatre éléments, les quatre bras de la croix (supplice terrestre infligé à Jésus).

6, deux fois trois, est l’inachevé, le non-divin, l’humain : Adam est créé le sixième jour, Jésus agonise sur la croix le sixième jour à partir de la sixième heure.

7, somme de 3 et 4, marque l’ascendant sur l’ensemble du ciel et de la terre: les sept jours de la création, les sept trompettes de l’Apocalypse, les sept yeux et sept cornes de l’agneau mystique de l’Apocalypse,

8, intercalé entre 7 et 9 tous deux divins, symbolise la résurrection.

9, trois fois trois, est doublement divin.

12, produit de 3 et 4 donc matérialisation du divin dans le terrestre, est la marque de l’œuvre de Dieu: les douze apôtres dont s’entoure Jésus, les douze tribus d’Israël comptant chacune douze mille âmes.

14: Somme de la position des lettre B,A,C,H dans l’alphabet (2 + 1 + 3 + 8 = 14)

41 : inverse de 14 somme de J,S, B,A,C,H, : (9 + 18 + 14 = 41) (Attention I et J comptent pour une seule lettre en latin comme U et V)

 

***

 

Bref, pour aller à l’essentiel : dans cette oeuvre nous observons l’omniprésence du chiffre trois.

  • Ut mineur: 3 bémols
  • Mesure à 3 temps
  • 21 variations dans la Passacaille (3X7)
  • 12 présentations du sujet dans la fugue (3X4) (12 : inverse de 21)

    Total du thème principal : 33 (âge du Christ)

Pour bien comprendre cette analyse, voici les codes couleurs que j ‘ai adopté depuis de nombreuses années dans mes cours d’analyse, je précise qu’ils sont totalement arbitraires...

 

POUR LA PASSACAILLE :

SUJET : JAUNE

CELLULE NUN KOMM : BLEU

CELLULE HERR CHRIST : MAGENTA

TETRACORDE ASCENDANT : JAUNE

TETRACORDE ASCENDANT : VERT

LIENS DE LA MORT : ORANGE

 

POUR LA FUGUE :

SUJET : JAUNE

REPONSE : ORANGE

PREMIER CONTRE SUJET : BLEU

DEUXIEME CONTRE SUJET : ROSE

SURLIGNE VERT : INVERSUS DE LA COULEUR CORRESPONDANTE

 

J’APPELLE EPISODES LES DIVERTISSEMENTS QUI UTILISENT DU MATERIEL THEMATIQUE CONNU

DIVERTISSEMENT : PASSAGE LIBRE AVEC DU MATERIEL NOUVEAU

Théorie de Marcel BITSCH et Jean BONFILS (La Fugue, Combre 1993)

 

POUR L’UTILISATION DES LIENS DE LA MORT: ORANGE AUSSI COMME DANS LA PASSACAILLE

PASSAGE RIGOUREUX EN CONTREPOINT TRIPLE : ENCADRE MAGENTA

Superposition des trois éléments constitutifs, dans toutes les superpositions possibles... (Sujet, 1° C.S., 2° C.S.)

 

Cette Fugue est construite dans l’alternance de passages rigoureux en contrepoint triple et d’épisodes (divertissements) utilisant des éléments caractéristiques. Utilisation Rigoureuse: SURLIGNE / Utilisation dans les épisodes HAMPES SEULEMENT.

 

Nous vous proposons d’écouter maintenant la Passacaille en entier. Nous avons fait défiler la partition coloriée au fur et à mesure. La présentation strophique des différentes variations aidera, nous l’espérons, les lecteurs amateurs à suivre un peu mieux. Nous pensons que ce chef d’œuvre est universel, mais de comprendre comment il a été réalisé, ajoute, à notre sens, à l’émerveillement qu’il procure.

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Tous mes remerciements vont à mon Maître Xavier Darasse, qui a attiré naguère mon attention sur le rapport de ces variations avec les chorals de l’Orgelbüchlein, et à Monsieur Jean-Jacques Prévost, Agrégé de l’Université, à qui je dois d’avoir découvert la structure en croix de cette partition.

Jean-Pierre Lecaudey, 18 mai 2016